L’anorexie
Selon le DSM-IV (Américain Psychiatrie Association, 1994), l’anorexie est un désordre psychologique qui se reconnaît par quatre critères dominants.
Le premier critère se définit par le refus catégorique de maintenir un poids minimum normal pour son âge et sa taille. La personne recherche le corps parfait et la minceur de façon obsessive. Elle s’impose de ce fait des comportements restrictifs consistant à réduire considérablement son apport alimentaire. Fait à noter, la conduite privative amène certaines personnes à avoir des épisodes d’excès alimentaires comme vécus dans la boulimie.
Inutile de préciser que ces épisodes de perte de contrôle représentent une catastrophe pour la personne vivant de l’anorexie. Ces excès viennent la confirmer dans sa peur de prendre du poids si jamais elle cessait sa diète ou sa privation alimentaire.
La deuxième caractéristique est la peur intense qu’a la personne de prendre du poids ou de devenir obèse, et ce, même si son poids est inférieur à la normale. Cette peur poussera la personne à adopter certains comportements inappropriés (exercice physique pratiqué de façon intense , usage de laxatifs, décompte des calories) dans l’unique but d’éviter de prendre du poids.
La troisième caractéristique fait référence à une altération de la perception du poids ou de la forme de son corps, de l’influence excessive du poids ou de la forme de son corps sur son estime personnelle. La personne entretient et nourrit une croyance profonde selon laquelle la valeur d’une personne serait étroitement liée à son apparence physique, voire sa minceur. Son estime personnelle sera donc grandement influencée par le poids qu’indique le pèse-personne. On comprend donc que le moment de la pesée revêt une importance capitale. Avec la perte de poids, symbole du triomphe sur soi, s’ensuit une euphorie, alors qu’une prise de poids, si minime soit-elle, provoque des sentiments de honte, de colère ou de désarroi. De plus, la personne entretient une perception déformée de certaines parties de son corps telles que son ventre, ses fesses, ses cuisses, et ce, même si ces parties sont amaigries.
La dernière caractéristique est l’aménorrhée chez les femmes post-pubères, c'est-à-dire l’arrêt du cycle menstruel pendant au moins trois cycles consécutifs. Les menstruations, symbole du passage de l’enfance à l’âge adulte, sont parfois mal accueillies par l’adolescente qui n’est pas toujours confortable avec l’idée d’aborder l’âge adulte et d’adhérer au rôle que la société attend d’elle comme femme.

