Je suis un proche
Être parent et assister à la souffrance de son enfant peut générer beaucoup d’impuissance et de culpabilité. Être le conjoint ou l’ami d’une personne vivant l’anorexie et la boulimie et la voir se détruire n’est guère plus facile.
Dans l’une ou l’autre des situations, les mêmes questions reviennent :
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Que dois-je faire ou ne pas faire?
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Que dois-je dire et comment le dire? Etc.
Voici quelques attitudes aidantes qui sauront, nous l’espérons, vous guider dans votre approche et vos actions envers une personne qui vit un trouble alimentaire. Comme nous savons pertinemment que ces actions ou paroles sont plus faciles à dire qu’à faire, n’hésitez surtout pas à contacter une intervenante qui saura vous supporter dans vos démarches.
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Nous vous encourageons à ne pas vous servir de la nourriture comme moyen de communication, comme récompense ou punition. Par exemple, il est préférable de demander à la personne comment ça va?, plutôt que de toujours lui parler du contenu de son assiette. Demandez-vous ce que vous voulez dire à votre enfant, votre conjointe ou votre amie lorsque vous faites référence à son assiette. Souvent, c'est « je m'inquiète pour toi »… alors, pourquoi ne pas exprimer vos vrais sentiments?
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Nous vous invitons à exprimer clairement ce que la situation vous fait vivre. Cela donne à l’autre personne la liberté de le faire à son tour. À ce titre, le message dit en « je » est plus approprié que le « tu » qui est plutôt accusateur (je me sens..., j'ai l'impression que..., etc.);
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Nous vous conseillons d'éviter de faire du chantage émotif en vous servant de la nourriture (ex : mange plus si tu veux aller en vacances cet été). Il est aussi préférable de ne pas contrôler ce que la personne fait et/ou mange. Il ne faut pas oublier que la personne défend son territoire, son assiette et son corps, donc toute tentative de contrôle sera perçue comme une menace;
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Nous vous suggérons de ne pas imposer vos idées. Il vaut parfois mieux tendre vers une négociation plutôt qu’une imposition, car un excès d'insistance appelle un excès de résistance;
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Nous vous suggérons d’axer la communication sur la responsabilisation de la personne : la voir comme quelqu'un de capable;
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Nous vous encourageons à adopter une attitude de non-jugement face à ce que la personne vous dit. Bien sûr, il est parfois difficile de ne pas juger ou critiquer l'autre personne puisqu'en réalité, ce que vous souhaitez, c'est qu'il n'y ait pas d'anorexie ou de boulimie, mais en ce moment, cela fait partie de la vie de la personne;
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Nous vous suggérons d’être à l'écoute de ce que la personne vit, tout simplement;
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Nous vous rappelons de ne pas oublier d'être aussi à l'écoute de vous-mêmes, donc de vous réserver des zones de plaisir, du temps pour vous.

